Les technologies de l’information ont connu plusieurs ruptures majeures, qui ont induit une accélération de leur capacité de transformation des métiers qu’elles supportent ; on peut très schématiquement identifier 5 étapes pour caractériser cette évolution :

1. 1930-1970 : L’ère des Unités Centrales

  • la création des premiers ordinateurs (années 30/40), sur la base des technolgies traitant des signaux en mode binaire et non plus linéaire
  • les premières étapes-clef de la miniaturisation des composants (mémoires magnétiques tores de ferrite puis bandes dans les années 1955,
  • les disques amovibles dans les années 1960,
  • la généralisation des disques souples puis des disquettes à partir des années 1970,
  • les  circuits intégrés puis minis-ordinateurs dans les années 1970
2. 1970-1980 : L’ère des Ordinateurs Personnels et de la généralisation de l’interconnexion
  • le développement des micro-ordinateurs dans les années 1975 – 1980,
  • la mise en réseau filaire, via le réseau commuté, des ordinateurs dans les années 1970-1980
  • l’émergence des premiers réseaux locaux dans les années 1980,

3. 1980-2000 : La montée en puissance des plateformes logicielles propriétaires

  • l’émergence des progiciels ‘mainframe’ dans les années 1990 (SAP, …)
  • la standardisation autour de certains éditeurs des plateformes micro (Microsoft, Apple)
  • la généralisation du mode ‘client-serveur’, basé sur des clients lourds (PCs), et des échanges asynchrones entre les postes utilisateurs et les serveurs centraux
4. 2000-2010 : Le développement des réseaux
  • L’émergence des standards de l’Internet
  • Le développement des réseaux hauts-débit (fibre noire, fibre optique, satellitaire)
  • Le développement du WIFI
5. 2010-2014 : L’utilisateur (re)vient au centre …
  • Le développement de terminaux utilisateurs multiformes (Smartphones, Tablettes), à usage tant personnel que professionnel
  • L’interconnexion généralisée des ressources informatiques (le concept de ‘cloud’)
  • L’imbrication des technologies de l’information et de celles de la communication (téléphonie, géolocalisation, …)
  • La généralisation de l’image, fixe ou vidéo,
  • Le développement d’interfaces tactiles, qui induisent pour demain le développement d’interfaces de type reconnaissance de voix (cf Google en ce moment..), voire de forme.
Cette dernière évolution est majeure, dans la mesure où elle (re)place l’utilisateur au centre : la technologie ne le contraint plus à utiliser un certain type de terminal, à un certain endroit, à un certain moment, pour un certain type de besoin, mais à l’inverse il peut se connecter de n’importe ou, n’importe quand, pour utiliser des applicatifs très différents, personnels ou professionnels, à partir d’appareils indifféremment personnels ou professionnels.
Les processus de l’entreprise ont là une opportunité extraordinaire de progresser en terme d’efficacité, de coûts, de précision.

Cette évolution permet également de repenser l’approche ‘clients’, tel qu’elle était définie dans approches strictement ‘marketing’ des années 1970, qui les considérait  comme de simples consommateurs passifs : elle permet de les positionner en individus responsables, informés plus qu’influencés, et surtout de les transformer en acteurs, par le biais de prise directe de décision, d’enregistrement de commandes, de contrôles, …

Ces deux raisons expliquent pourquoi il est essentiel pour les entreprises et organisations qui veulent réussir leur transformation de définir une stratégie Digitale : gageons même que celles qui réussiront le mieux dans leur domaine d’activité à l’aune des années 2020 seront celles qui auront été les plus précoces, les plus innovantes et les plus pertinentes sur ces sujets dans les années 2010-2015 …